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Prenons soin de notre prochain

« Débora, nourrice de Rebecca, mourut ; et elle fut enterrée au-dessous de Béthel, sous le chêne auquel on a donné le nom de chêne des pleurs. » Genèse 35:8

Tout à coup, alors que le chapitre 35 de la Genèse nous relate le retour de Jacob dans la terre promise, nous apprenons qu’une servante s’en est allée et qu’elle laissa un grand vide. Il nous faut retourner au moment où Rebecca quitta sa famille pour rejoindre son futur époux ( voir Genèse 24:59 ) pour retrouver cette femme dont nous connaissons si peu de choses.

Entre ces deux versets se déroula toute une vie de dévouement, d’humilité et de fidélité. Il faut le décès de Débora pour que nous soient dévoilés son prénom et son importance. Elle aurait pu partir dans l’anonymat le plus complet après tant d’années de service, mais Dieu ne l’a pas voulu ainsi.

Quand bien même il ne s’agit que d’une phrase dans le Saint Livre, elle y a toute sa place et elle nous encourage en nous montrant que ce qu’il nous est donné de faire, si petit soit-il aux yeux des hommes, est précieux aux yeux et au cœur de notre Dieu.

Ce n’est pas en vain qu’on Le sert au sein de sa famille, là où Il nous a placés, jusqu’au jour où il nous sera dit, si nous avons été fidèles : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de choses, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. » Matthieu 25:21

Débora avait suivi Rebecca par attachement. Elle aurait pu refuser de quitter son environnement, ses habitudes, pour l’inconnu, d’autant plus que celle dont elle avait eu la charge était alors adulte. Il n’y avait pas nécessité qu’elle fût encore à ses côtés. Cependant, elle fut une aide jusqu’à sa mort ou plutôt jusqu’à son départ pour la maison de Dieu, ce Béthel céleste.

Sur terre, elle laissa un souvenir béni ( voir Proverbes 10:7 ), un vide, des pleurs, mais aussi une œuvre aussi grande et durable qu’un chêne dont les racines invisibles s’étaient enfoncées profondément dans l’amour de Dieu pour ceux qu’elle chérissait et servait.

Oh ! Pour ses contemporains, cela fut fort probablement une disparition à peine perceptible, pour ne pas dire ignorée. Pourtant, son prénom, sa vie consacrée, son beau et bon travail sont encore visibles et appréciés dans le Royaume de Dieu, dans le domaine de ce qui demeure au-delà des apparences.

Les pleurs ont séché, la vie a repris son cours, mais cette armée de quasi-anonymes continue à glorifier Dieu de génération en génération. Elle forme le gros de la troupe qui passe sans que beaucoup n’y prêtent malheureusement attention, mais elle est précieuse pour Dieu qui aime la fidélité dans les petites choses ( voir Luc 16:10 ).

Prenons donc soin des « Débora » et autres servantes ou serviteurs de l’ombre. N’attendons pas qu’ils soient partis pour saisir la place qu’ils occupaient dans notre vie et dans l’œuvre de Dieu. Bénissons Dieu pour tous ces inconnus des hommes, quoique bien connus de Dieu ( voir 2 Corinthiens 6:9 ) placés sur les sentiers de ceux envers qui ils se consacrent.

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