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Le pardon, chemin de la restauration (1)

Par le pasteur Alain Mustacchi

Dans la vie chrétienne, il y a une phase que tout le monde traverse avec plus ou moins de succès, c’est le brisement, l’épreuve, la galère… la misère noire… !

Voyons quelques moments-phares dans la vie de Joseph … pures pépites d’or pour nos vies.

Il nous faut d’abord décrire le contexte familial de Joseph : sa maman décède, il avait trois belles-mères, un de ses frères couche avec l’une de ses belles-mères et pour couronner le tout, ses frères le haïssent … ( voir Genèse 35:16-26 )

Face à la trahison …

Les blessures causées par des proches sont encore plus douloureuses que celles infligées par des inconnus… Alors qu’il est jeté dans la citerne par ses propres frères, Joseph a de bonnes raisons de les haïr et de ne jamais leur pardonner…

Au bout d’un temps, on le sort de la fosse où il a été jeté … peut-être qu’à ce moment-là il pense qu’il va être libre, que ses frères se sont repris et qu’ils vont s’excuser… mais en fait il n’en est rien ! Il est vendu à une caravane d’Ismaélites comme une vulgaire marchandise.

Joseph va encore souffrir et va connaître la prison, la trahison, l’injustice… Puis un jour les choses changent ! Il devient un homme puissant, béni, tout ce qu’il fait lui réussit … C’est par lui que va être sauvé le peuple d’Israël.

Ce qui est certain, c’est que dans toutes ses misères, ses épreuves, ses injustices, Joseph a tenu, tenu et encore tenu. Il nous laisse un modèle à suivre dans l’épreuve : celui de quelqu’un qui reste ferme, intègre et confiant dans la promesse de Dieu et courageux !!

Le pardon commence toujours par une décision.

En effet, personne ne peut nous obliger à pardonner. Pardonner n’est pas chose facile et cela relève parfois du miracle ; néanmoins, pardonner commence toujours par un choix personnel. Le refus de haïr, le refus d’en vouloir à la personne, le refus de nourrir une quelconque rancune si petite soit-elle, c’est cela le premier pas vers le pardon. Comme c’est merveilleux de voir quelqu’un libéré du pouvoir de destruction de ce mal invisible qu’est le « NON-PARDON » ! Lorsque le chrétien offensé ou blessé se décide à appliquer l’enseignement de Jésus, « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés », les choses changent dans sa vie.

Pardonner à ceux qui nous ont offensés libère et nous permet de retrouver la vraie liberté en Christ. Alors voilà un défi pour nous : pardonner ! Tout commence par ta décision et Jésus en toi fera le reste.

Comment gagner vingt ans en quelques secondes ?

Joseph nous a laissé un modèle à suivre ; cependant, il semble que dans un coin de son cœur, sa souffrance ait été enfouie au fil de ces longues années. Le problème ne s’est réglé définitivement qu’au moment de l’ultime rencontre, au bout de vingt ans… Il nous est dit en nous dit en Genèse : « Il se jeta au cou de Benjamin, son frère, et pleura ; et Benjamin pleura sur son cou. Il embrassa aussi tous ses frères, en pleurant. Après quoi, ses frères s’entretinrent avec lui ». Genèse 45:14-15

Un acte de foi

Un des signes qui laisse croire à un processus de guérison dans la vie de Joseph est le nom de ses fils : Ephraïm (fait référence à la récompense et à la fécondité) et Manassé (renvoie au fait d’oublier). Il est écrit en Genèse : « Avant les années de famine, il naquit à Joseph deux fils, que lui enfanta Asnath, fille de Poti-Phéra, prêtre d’On. Joseph donna au premier-né le nom de Manassé, car, dit-il, Dieu m’a fait oublier toutes mes peines et toute la maison de mon père. Et il donna au second le nom d’Ephraïm, car, dit-il, Dieu m’a rendu fécond dans le pays de mon affliction ». Genèse 41:50-52

Même si tout n’était pas réglé, Joseph donna ces noms à ses fils comme par la foi.

Du pardon, à la guérison …

Pardonner est capital mais « comment guérir de ma blessure ? » C’est une question fréquente dans le cœur des croyants. Il n’est pas question ici de faire une étude poussée sur la guérison mais simplement de partager avec vous une clef de la vie de Joseph. On sait que ni le temps, ni le fait de faire comme si on avait oublié, ne permet réellement de guérir… En revanche, Celui qu’on appelle le « Chirurgien de l’âme », notre Seigneur Jésus, a la clef de la guérison du cœur.

Une prière pour aujourd’hui

Seigneur, le pardon que Tu nous as enseigné est un chemin important pour notre restauration. Travaille mon cœur par Ton Esprit et convaincs-moi de la puissance du pardon afin que je puisse le pratiquer dans ma vie. Amen

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